L’histoire singulière du soldat
Charles Adalbert CHEVRIER.
Voici une autre famille Louressoise marquée
par les deux guerres. La famille CHEVRIER est originaire des Deux-Sèvres, à
Mauzé-Thouarsais. Le père, Jean CHEVRIER, s’y marie le 9 janvier 1906 avec
Fleurine RENAULT. Il fait la guerre de 1914-18 dans l’artillerie, mais pas
jusqu’à la fin car le 11 janvier 1918 (il avait alors 45 ans) il est détaché à
l’agriculture à Louresse-Rochemenier. Il avait alors 4 enfants dont Charles
Adalbert qui était né le 2 février 1910 à Mauzé-Thouarsais.
Comme les autres garçons de son âge, Charles
Adalbert doit faire son service militaire. Il est incorporé le 21 avril 1931 à
l’Ecole Militaire de l’Infanterie et des Chars de Combat à St-Maixent-l’Ecole
(Deux-Sèvres). Commence alors une série de séjours dans différents hôpitaux,
sans que l’on sache à chaque fois si c’est pour la même raison de maladie ou
d’accident. Il séjourne à l’hôpital de Tours (Indre-et-Loire) du 16 mai 1931au
11 juin 1931. Il est ensuite en convalescence jusqu’au 2 juillet 1931, puis il
rejoint son régiment où il restera jusqu’au 11 avril 1932.
Le 2 septembre 1939,
c’est la mobilisation générale. Il est affecté au 125e Régiment
d’Infanterie puis au 90e Régiment d’Infanterie. Il passe alors par
les hôpitaux de Louviers (Eure), Evreux (Eure), puis Saint-Gildas-des-Bois
(Loire-Atlantique), où il est fait prisonnier à l’hôpital le 13 juillet 1940. On
l’envoie au camp de prisonniers Frontstalag 182 à Savenay (Loire-Atlantique).
Les Allemands, ne sachant que faire de ce
prisonnier inapte au travail, le renvoient chez lui à Louresse-Rochemenier
(Champfort) le 28 août 1940.
Un document intéressant, trouvé à la mairie
de Louresse-Rochemenier, nous apprend que Charles Adalbert devait se rendre deux
fois par semaine à la Kommandantur de Doué-la-Fontaine pour pointer. Par la
suite, il est parti à Angrie (Maine-et-Loire) où il s’est marié.
